Essayez la CNV !

July 18, 2016

Essayez la CNV !

 

Ecouter, observer, soi et les autres, reconnaître ses besoins et ceux des autres, oser exprimer son ressenti et ses besoins, comprendre (sans pour autant admettre) ceux des autres, c'est ainsi que je résumerai très schématiquement la Communication Non Violente, appelée aussi CNV.

 

La communication non violente (CNV) permet de tout se dire sans avoir besoin de l'agressivité ou de la rage pour renforcer son propos. Cela sera d'autant plus possible que l'on aura reconnu ses propres besoins et qu'on les aura verbalisés avec précision.

 

Le médiateur n'est pas là seulement pour recevoir ou transmettre des informations. Il est là pour aider les participants à interagir en faisant circuler entre eux une parole apaisée et constructive, pour faciliter la re-création d'un lien ou d'une relation ou pour les aider à mettre fin à un différend. Le médiateur utilisera aussi bien les techniques de la communication ordinaire que celles de la Communication Non Violente (Françoise Keller, Pratiquer la communication non violente, éd. InterEditions 2013) ou « CNV ».

Marshall B. Rosenberg (Marshall B. Rosenberg, La communication NonViolente au quotidien, éditions Jouvence et Les mots sont des fenêtres, éditions La Découverte, 1999) dépeint cette communication comme « le langage et les interactions qui renforcent notre aptitude à donner avec bienveillance et à inspirer aux autres le désir d'en faire autant ». élève du psychologue Carl Rogers, il utilisa dans les années 1960-1970 ce moyen de coopérer pour faciliter les échanges entre des personnes ou des membres d'un groupe. Il mit en exergue quatre postulats de base, l'observation, le sentiment (l'attitude, le ressenti), le besoin et la demande qui les suit. Selon ce psychologue, la personne qui s'exprime doit conserver son jugement, son observation, son sentiment, son besoin et assumer sa demande. Elle fait en sorte de les énoncer posément, d'écouter son interlocuteur avec autant de bienveillance et d'empathie que s'il s'agissait d'elle-même et de présenter sa demande, son attente, avec respect.

Etre en mesure d'avoir son propre jugement sur la situation, d'accepter son observation, d'exprimer son sentiment, le besoin qu'on a, puis s'autoriser à énoncer sa demande, en maîtrisant les réactions primaires de son « cerveau reptilien », tout en sachant accueillir le jugement, l'observation, le sentiment, le besoin et la demande de son interlocuteur ! Pas facile ! Cela nécessite de l'entraînement mais cela simplifie vraiment ses rapports avec les autres. Voici un tableau qui vous servira d'aide-mémoire.

Je peux écouter d'abord et m'exprimer ensuite ou inversement. Comme en médiation, la souplesse est de rigueur. Je me sers des outils de l'écoute et de la reformulation en favorisant l'observation, en permettant à mes interlocuteurs d'exprimer leur perception, leur sentiment, leur ressenti, leur besoin et leur demande et en me permettant d'en faire autant.

Si vous le souhaitez, essayer de vous mettre face au problème qui vous préoccupe en ce moment et essayer de suivre des étapes de ce tableau. Cela devient plus clair dans votre esprit ? Maintenant, si vous avez la personne près de vous, essayez de faire en sorte qu'elle s'exprime en lui demandant de dire ce qu'elle observe au sujet de votre problème commun, ce qu'elle ressent vis-à-vis de ce problème, ce dont elle a besoin et ce qu'elle demande. Essayez ! Vous vous rendrez compte que la communication se rétablira plus facilement.

Pour résumer :

 

- Ecouter, s'écouter et écouter les autres, c'est se donner une chance de mieux (se) comprendre ;

- Observer, c'est se donner le temps de ne pas poser un jugement hâtif et de ne pas se tromper ;

- Nommer les choses, c'est leur donner vie, les reconnaître et les comprendre ;

- S'exprimer, c'est exister ;

- Reconnaître les besoins de chacun, c'est mieux comprendre, soi-même et les autres ;

 

Au lieu du rituel « J'en ai marre ! Va ranger ta chambre ! », dites sur un ton posé à votre enfant - je sais qu'il est parfois difficile de ne pas exploser mais faites un effort, vous serez récompensé(e) : « Mon chéri, quand tu laisses ta chambre en désordre alors que je viens de la ranger, je suis triste car j'ai la sensation d'être inutile ». La réaction de votre enfant ne sera plus celle de l'opposition systématique. Vous avez parlé de vous, de votre ressenti et de ce que vous souhaiteriez. Vous avez été entendue. Il va se lever sans rien dire et ranger sa chambre. Cela paraît aujourd'hui comme contreproductif et comme une marque de faiblesse. Prononcer une phrase aussi longue, en dévoilant ses sentiments, semble anachronique.

 

Pourtant cela fonctionne ! Car en fait... c'est naturel. Un enfant exprime naturellement ses besoins, ses envies. Une bonne éducation lui apprend à les exprimer de façon plus policée et parfois à ne plus les exprimer du tout. C'est ce qu'adulte nous continuons de faire au point que l'on ne sait plus parler de ses sentiments, de ses besoins, car ce serait « immature » ou « indécent ».

 

Essayez ! La façon de répondre, de parler, utilisé dans cet exemple, vaut pour les autres conflits et problèmes que vous pouvez rencontrer dans votre vie quotidienne. Ces techniques de Communication Non Violente (CNV) servent à la maison, au travail, avec ses amis, ses voisins...

 

 

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